Ouvertures

L’école nomade rattachée AMJGAG (Haut Atlas Marocain)

Etude sociologique
mercredi 15 avril 2015 par La rédaction

Notre école s’inscrit dans une problématique d’intégration dans un environnement hostile …


Pourquoi une école mobile ?

L’école AMJGAG se trouve dans le haut Atlas Marocain ou habite une population amazighe qui vit de l’élevage et de la transhumance. Sachant que ce n’est pas l’homme « Berger » qui suit seul le troupeau mais toute la famille, les petits enfants n’avaient donc jamais la chance d’aller à l’école, d’où nous est venue l’idée d’installation d’une école sous tente avec un enseignant « transhumant » qui peut aller là ou les nomades trouvent du foin pour leurs troupeaux.

carte

Les bénéficiaires, public cible : les enfants des nomades de la région de Mgoun (voir notre carte). Une classe entière pour les enfants (jusqu’à 25 personnes). Mais aussi leurs familles, directement ou indirectement.

La transhumance :

Elle est liée aux conditions climatiques et à la nourriture du bétail.
Du mois d’Octobre jusqu’ au mois d’Avril où il fait très froid dans la montagne (période de neige intense et climat aride, renforcé encore par l’isolement complet de villages, à des heures de piste des moyens de communication et donc devenus carrément inaccessibles), les nomades n’ont d’autre choix pour survivre (eux et leurs troupeaux), que de descendre dans la vallée de Dadès ou au pied du massif du Saghro ( Anti Atlas ). Là, la température est acceptable et le cheptel peut se repaître. La chaleur peut alors varier entre 0° et 15° le jour.
Par contre, dés l’arrivée du mois de Mai, pour fuir les chaleurs intenses et la sècheresse, les nomades font le retour vers la montagne, à la recherche d’un climat frais et font des escales le long de la vallée Mgoun jusqu’à la région d’Ouzighemt (tribu berbère d’environ 5000 habitants qui composent 13 douars) où se trouvent le sommet Mgoun (4071m) et la grande source d’eau de l’oued Aflafal.

Les déplacements se font en marchant et le transport des bagages et de l’école se fait à dos de mulets, d’ânes et de dromadaires.

Reste à noter que les nomades peuvent arriver jusqu’à la région du Souss (Agadir) et de Fueguig pendant les grandes périodes de sécheresse et le transport se fait par des camions.

Le mode de vie :

Les nomades habitent dans des grottes et sous des tentes en toile qu’ils fabriquent eux mêmes et sur lesquelles ils mettent du plastique lors des périodes pluviales.

La nourriture dépend du rendement lié lui aussi aux précipitations ; elle est très rudimentaire lors des périodes de sécheresse et s’améliore si le troupeau est en bonne forme … suite aux achats que font les nomades dans les souks et les marchés des villages les plus proches.
Tente nomade berbère
Rarement on trouve deux tentes voisines car les nomades prennent de grandes distances entre eux lors de l’installation, pour donner plus de chances au bétail pour se nourrir ; mais ils sont connus pour leur solidarité et leur hospitalité si d’autres nomades ou des touristes arrivent chez eux.Les familles avoisinantes se rassemblent lors des fêtes qu’elles célèbrent en plein air, surtout lors des fêtes religieuses, ou lors des mariages. Leur grande fête traditionnelle et propre à eux seuls, a lieu lors de la tonte. Les familles des nomades comptent un grand nombre de personnes et de nombreux enfants.

Le climat :

Le climat de la région est instable et variable. Il compte des cycles de sécheresse et de grandes chaleurs, alternant avec des périodes très froides en hiver.
Mais aussi des cycles de grandes intempéries avec d’impressionnantes tombées de neige et de pluie, causant donc aussi des inondations régulières.
De plus, ces pluies, avec le changement climatique, ne viennent pas toujours au bon moment pour les cultures et peuvent quelquefois provoquer de véritables catastrophes !

Impact  :

Tout cela plaidant à coup sûr pour notre projet … visant à assurer un meilleur niveau de vie et tendant à offrir une scolarisation maximum aux enfants, femmes et adultes.
Afin de limiter l’exode vers les grandes villes ou l’étranger, où les conditions de vie ne sont pas idéales non plus. Et pérenniser ce mode de vie ancestral, faisant partie du patrimoine mondial de la culture à préserver : voir les dizaines de reportages à ce sujet, notamment sur les tribus nomades voisines Ait Atta (simplement plus médiatisées).


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